Supervision d’équipe en travail social

La relation d’aide n’est pas toujours facile à gérer pour le travailleur social. Heureusement, la supervision en travail social existe et aide les professionnels à se libérer des préoccupations et de la souffrance ressenties dans leur travail. 

Mais quelle est cette méthode et comment permet-elle une meilleure compréhension des situations professionnelles ? Explications.

Jean-Pierre LENZI
Jean-Pierre LENZI

Qu’est-ce que la supervision d’équipe en travail social ?

C’est un accompagnement mis en place pour les professionnels de la relation d’aide.

Face à la difficulté des situations qu’ils rencontrent, la supervision d’équipe consiste à leur offrir un cadre de confiance. Ainsi, ils pourront venir échanger librement avec leurs collègues afin de comprendre des situations qui posent problème.

En se focalisant sur la réflexion autour de la relation d’aide entre le professionnel et l’usager, la supervision en travail social permet de mieux appréhender les mécanismes interpersonnels.

Pourquoi y faire appel ? 

C’est au quotidien que les travailleurs sociaux rencontrent des situations de difficultés dans leur métier et ce n’est pas toujours facile d’y faire face individuellement. 

L’éducateur spécialisé est confronté à des situations de violence au cours de sa carrière et vit des moments très durs à encaisser mentalement. S’il ne fait pas bien la part des choses, il peut très mal vivre ces situations en les rapprochant à ses propres difficultés de vie ou ses propres souffrances

Accompagner toutes ces personnes à mieux appréhender leur métier et à se soulager d’un poids, la supervision d’équipe en travail social est fortement recommandée.

Supervision en travail social, pour qui ?

Elle s’adresse à tous les professionnels se trouvant dans une relation d’aide avec des usagers (infirmiers, assistants sociaux, agents d’insertion travaillant en OISP, éducateurs, équipes soignantes et travailleurs dans une école). 

Bien que la supervision d’équipe concerne uniquement les travailleurs d’une même organisation, elle est multidisciplinaire et donc ouverte à diverses professions. 

Toutefois, les groupes d’échanges doivent être constitués avec des professionnels en contact avec le même public. Ainsi, une éducatrice, une assistante sociale et un infirmier d’une même organisation peuvent être supervisés ensemble. 

Quels sont les objectifs de cette méthode ? 

Une meilleure compréhension des situations professionnelles 

En plus de soulager l’esprit et d’apaiser les souffrances des professionnels de la relation d’aide, la supervision en travail social permet de développer les compétences professionnelles des employés. 

Ainsi, ils pourront essayer d’adopter de nouveaux comportements. De nouvelles méthodes de travail pourront permettre une sortie du cadre de référence habituel.

De manière plus générale, cela permet également d’optimiser les conditions de travail et d’améliorer l’ambiance au sein de l’équipe.

Une connaissance de soi plus approfondie 

Dialoguer peut également permettre aux travailleurs sociaux de comprendre les notions de projection, transfert et contre transfert. Nous recommandons de faire appel à un collègue plus expérimenté pour faire office de superviseur. C’est un rôle demandant de grandes capacités d’écoute et d’analyse de situation.

Grâce à une grande prise de recul et au regard extérieur du superviseur, ils pourront prendre conscience de ces agissements. Se sera le début d’un travail personnel pour y remédier.

Un cadre libérateur 

Offrir un espace de parole et d’échange permet aussi aux travailleurs sociaux de sortir de l’isolement. Il s’agit donc de prévenir des éventuels épuisements professionnels ou dépressions. 

Grâce aux divers échanges avec leurs pairs qui ont certainement déjà vécu des situations similaires, ils vont pouvoir libérer leurs peurs et reprendre confiance en eux.

Pour cela, les notions de confiance et de bienveillance entre les membres du groupe sont essentielles. 

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Qu’est-ce qu’un psychanalyste et en avez-vous besoin ?

Même si la médecine douce, le yoga et la méditation sont extrêmement bénéfiques pour le corps et l’esprit, cela ne suffit pas toujours à régler des problèmes souvent bien plus profonds. Face à la névrose, les traitements médicamenteux ou la médecine alternative ne sont pas adaptés pour s’attaquer au problème en profondeur.

Souvent liée à un traumatisme affectif, plus ou moins récent, la névrose nécessite un vrai travail sur soi pour cette souffrance et ainsi de prendre en charge ce mal être plus efficacement. C’est dans ces cas précis que le rôle du psychanalyste intervient.

Mais qu’est-ce qu’un psychanalyste et comment savoir si vous en avez vraiment besoin ?

Nous faisons le point sur cette discipline. 

À quoi sert la psychanalyse ? 

Inventée par Sigmund Freud au début du 20ᵉ siècle, cette méthode psychanalytique vise à soulager les patients grâce à l’exploration de leur inconscient. 

L’objectif est simple : résoudre les conflits qui remontent à l’enfance et qui pèsent sur l’existence actuelle. En d’autres termes, le psychanalyste va accompagner la personne dans un processus de prise en charge permettant de le libérer de ses blocages.

Ainsi, le patient se sentira plus apaisé et pourra affronter sa vie quotidienne plus sereinement. Il pourra aussi retrouver un épanouissement au travail et dans sa vie de tous les jours.

Comment le thérapeute procède-t-il ? 

Tout est basé sur une méthode appuyée sur la parole du patient. En laissant la personne s’exprimer librement sur les sujets dont elle souhaite parler, elle va inconsciemment mentionner des troubles ou insister sur certains points que le psychanalyste devra décrypter puis analyser. 

L’analyse des productions inconscientes du patient permet au psychanalyste de dénouer les névroses. En interrogeant le patient sur son passé, ses rêves, ses cauchemars ou encore ses angoisses permet de proposer au patient une interprétation cohérente de ses maux pour l’amener à effectuer un travail sur lui-même. 

Qu’est-ce qu’un psychanalyste ? 

Même si ce terme n’est pas protégé légalement en France, un psychanalyste est avant tout un thérapeute qui met en œuvre une méthode de travail psychanalytique inventée par Sigmund Freud au début du 20ᵉ siècle. Il n’existe donc pas à proprement parler de diplôme reconnu officiellement, mais les psychanalystes sont la plupart du temps des professionnels ayant réalisé des formations longues (8 ans en moyenne), de psychiatre ou de psychologue.

Bien qu’il n’ait pas besoin de diplôme particulier, le psychanalyste doit avoir suivi une cure analytique pendant plusieurs années sous la responsabilité d’un collègue expérimenté avant de pouvoir commencer à pratiquer. 

Avant d’exercer, le psychanalyste a souvent été psychiatre, psychologue ou encore médecin généraliste de formation. 

Qui peut en avoir besoin ? 

De manière générale, cette pratique est conseillée à toutes les personnes qui vont mal.

Tristesse inexpliquée, conflit au travail, difficultés relationnelles, anxiété, angoisse existentielle… Les raisons peuvent être nombreuses et la personne n’est pas toujours en mesure d’en identifier la cause. 

Toutefois, comprendre sa relation aux autres, faire émerger ses potentialités, vaincre une conduite addictive, une phobie ou encore l’anorexie peuvent aussi être des éléments déclencheurs d’une consultation. 

Depuis quelques années, les professionnels de la thérapie soignent de plus en plus de personne souffrant du “mal de vivre” et n’arrivant pas à trouver leur place dans ce monde toujours plus incompréhensible et chaotique. 

Il n’y a donc aucune règle précise. Mais si vous en ressentez le besoin, n’hésitez pas.

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Supervision professionnelle : la clé de l’épanouissement au travail ?

Si l’analyse des pratiques professionnelles est centrée sur la posture professionnelle et la distance à prendre vis-à-vis de son métier, la supervision permet de faire des liens entre ses postures professionnelles et des choses qui sont inscrites en nous en termes inconscients.

Outil important dans la consolidation des pratiques professionnelles, la supervision professionnelle semble être la clé de l’épanouissement au travail.  

Qu’est-ce que la supervision professionnelle ?

Souvent réalisée par les travailleurs sociaux, médico-sociaux ou les professionnels de l’enseignement, cette pratique offre un moment d’échange aux professionnels ayant des métiers fortement axés sur l’humain.  

Le concept de supervision professionnelle propose un cadre d’écoute attentive basé sur le principe de non-jugement. Les supervisés bénéficient alors d’un échange accompagné et cadré pour témoigner sur leurs cas personnels et obtenir un regard extérieur sur leurs situations.

L’objectif de cette méthode est de permettre aux professionnels d’acquérir une meilleure connaissance d’eux-mêmes. Ainsi, ils pourront améliorer leurs postures professionnelles et optimiser leurs mécanismes relationnels et communicationnels envers l’usager.  

La supervision individuelle 

En tête-à-tête, il se crée rapidement une vraie relation de confiance et de respect mutuel entre le superviseur et le supervisé. Il devient alors facile pour le professionnel d’échanger librement sur ses expériences passées et de faire sa propre introspection. 

Grâce à l’accompagnement personnalisé, le professionnel va pouvoir trouver plus naturellement la bonne attitude à adopter au sein de son travail

La supervision collective 

Afin de favoriser la liberté d’expression, la supervision collective doit être réalisée dans un cadre bienveillant et sécurisant. La confiance y est primordiale et la confidentialité doit y être respectée. 

Grâce à la pluralité des échanges, ce principe permet à chacun de trouver des similitudes entre les situations évoquées et celles vécues. C’est donc l’occasion parfaite d’apporter un regard extérieur sur la situation et d’y confronter différents points de vue. 

Quels bienfaits apporte-t-elle à ses participants ? 

Un processus d’apprentissage 

En plus d’offrir aux participants la possibilité d’acquérir de nouvelles compétences et de tirer à profil de l’expérience des autres supervisés, cette méthode est un excellent moyen de prendre du recul sur sa pratique professionnelle. 

Elle pousse également les participants à la réflexion en les faisant sortir de leurs certitudes. C’est donc à la fois un processus d’apprentissage et de désapprentissage constant. 

Apprendre à contrôler ses émotions

Le cadre du travail peut parfois emmener les personnes à ressentir d’intenses émotions. Confrontés à un regard professionnel, les séances de supervision permettent aux supervisés de relativiser et faire la part des choses entre les émotions ressenties et la réalité.

Obtenir un regard extérieur sur une situation personnelle permet de prendre de la distance et trouver des solutions ou issues à explorer.

Souder les équipes

Dans le cadre d’une supervision collective, cet exercice participe beaucoup à souder et rassembler les équipes. En effet, la supervision collective permet de mettre des énergies en commun autour d’une situation dans laquelle chacun peut se reconnaître et s’identifier.

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